Vendeur de E-cigarette

ecigarette

© flickr/Jano71

Impossible de passer à côté du phénomène
des boutiques d’e-cigarette. Rencontre avec Delphine et Isaac, gérants de 4 boutiques à Rennes pour nous parler de ce nouveau métier « à la mode ».

Leur première idée était d’ouvrir un magasin de jouets vintage mais c’est l’essai il y a deux ans en tant que fumeurs qui les a convaincus de vendre des e-cigarettes. Delphine crée sa marque Un E-clope et ouvre sa première boutique rue de Nantes en juillet 2013. Rapidement Isaac quitte son emploi de commercial pour ouvrir avec sa compagne la seconde boutique. Le couple recrute ensuite parmi leurs amis dont Antoine, ancien infirmier en addictologie, pour gérer les deux nouvelles boutiques (rue de Fougères et à Chartres).

A les observer, on peut penser que se lancer dans le business des e-cigarette est assez facile. Un local, un peu de mobilier et un peu de stock : ouvrir une boutique ne nécessite pas beaucoup d’investissement. D’après les recherches de Pataquès, comptez entre 10 000 et 30 000 euros pour se lancer. Mais le plus difficile semble de durer car on peut constater dans le centre ville de Rennes que certaines boutiques ferment après quelques mois.

Dans leur cas, Un E-clope est une affaire qui marche. Si le couple refuse de dévoiler des chiffres, le nombre de clients dans la boutique parle pour eux. « Mais il ne faut pas croire qu’on s’autorise un gros salaire, l’argent qu’on gagne on le réinvestit pour se développer et durer» précise Isaac. En effet, le marché est instable et toujours en expansion avec des produits de plus en plus high tech.

Sereins de la pérennité de leur produits, leur statut de vendeur reste lui plus flou. « On est clairement pour une loi. La e-cigarette n’est pas un produit anodin et ne peut être vendu par n’importe qui ». Ils sont prêts à payer une licence comme les buralistes même s’ils tiennent à préciser qu’ils ne font pas le même métier. « Nous faisons du conseil, du suivi et pas uniquement de la vente ».

Quel que soit l’avenir, le couple n’est pas de nature à angoisser. « On aime ce qu’on fait, on est content que ça marche. Après ? On verra bien » conclut Delphine avec philosophie. Ils auront, au moins, arrêté tous les deux la cigarette traditionnelle…

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