Une tête bien vide de Gilbert Hernandez – Critique

 

Une tête bien vide

© Droits Réservés

Un péril jeune Américain.

L’adolescence est une période transitoire difficile et celle de Bobby n’est pas une exception. Entre rage, frustration et occasions manquées, Bobby raconte son âge ingrat  : une mère desperate housewife, un père aux abonnés absents, des potes bagarreurs, des filles fascinantes, la drogue, l’alcool… Mais rien ne semble le passionner, si ce n’est la musique qui marque son évolution, du glam rock au mouvement punk. Incapable de s’engager, nonchalant, Bobby laisse peu à peu s’échapper les années sans s’apercevoir de l’impasse où mène une  adolescence ratée. Un portrait nuancé, distant aux premiers abords et émouvant par son constat doux-amer qu’on peut manquer sa vie en attendant qu’il s’y passe quelque chose. Remarquable.

Une tête bien vide
de Gilbert Hernandez – Editions Atrabile 21 € – 128 pages

Articles en lien

Archives

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux