TransMusicales 2015 : Les 10 meilleurs concerts

 

Les Trans 2015 c’est déjà fini.
Les Trans 2015 c’était 86 groupes, 218 artistes dont 30% faisaient leur premier concert live en France, 20 pays représentés et 130 concerts pendant 5 jours de festival.
Les Trans 2015 c’était une belle édition couronnée de succès avec 60 000 festivaliers et les deux jours du week end affichant complet au parc expo.
Pataquès fait donc son bilan non exhaustif et forcément subjectif de ses rencontres Trans Musicales.

 

LES 10 MEILLEURS CONCERTS DES TRANS 2015

 

Dralms

Dralms ©Pataquès

Mercredi

London o’Connor

Alors que le vocaliste britannique Royce Wood Junior nous est apparu bien trop poli et gentillet pour nous séduire avec ses jolies mélodies, c’est l’ovni californien London o’Connor qui nous donna notre première claque dès l’inauguration du festival le mercredi soir à l’ubu. Seul sur scène, assis ou debout sur un cube lumineux, le new yorkais d’adoption a proposé un set inclassable, à l’image de sa musique, étrange mélange de pop, RNB et électro minimaliste. Voir et entendre l’ubu reprendre en cœur son hymne Survive restera, sans aucun doute, comme l’un des plus beaux moments de ces 37eme TransMusicales.

London O'Connor

London o’Connor ©Pataquès

 

Postaal

Plongés dans le noir et camouflés dans leur capuche, les nantais ont beau la jouer profil bas, ils ne vont pas rester anonymes longtemps et leur set synthétique et envoutant en est la preuve. Véritable moment d’évasion et subtil mélange d’électro ambitieux sachant séduire le dance floor.

Postaal

Postaal ©Pataquès

 

Jeudi

Clarence Clarity

Le coup de cœur que nous n’avions pas vu venir. Dès notre arrivée dans un parc expo toujours aussi paradoxalement déserté le jeudi soir le londonien nous a mis de suite dans l’ambiance festival avec son funk foutraque aussi dansant qu’énervé.

Clarence Clarity

Clarence Clarity ©Pataquès

 

Superpoze, Dream Koala et Code

La création originale du beatmaker caennais Superpoze, du chanteur multi-instrumentiste Dream Koala et la formation orchestrale Code fut certainement le plus belle expérience du jeudi soir. Une proposition originale et somptueuse présentant Superpoze et Dream Koala entouré d’un arc de cercle de la formation classique qui nous a bouleversé tant par le chant lumineux de Dream Koala que par les nappes symphoniques de l’orchestre et les beats envoutants de Superpoze.

Un concert sublime sans être prétentieux, ambiant sans être ennuyeux : un moment de grâce que nous espérons revoir très prochainement sur scène tant l’expérience mérite d’être renouvelée et découverte par le plus grand nombre.

Dream Koala

Dream Koala ©Pataquès

 

The Dizzy Brains

Pataquès le savait et l’avait annoncé dans son numéro papier : même si les dizzy brains n’avaient jamais quitté Tanarive, n’avaient jamais pris l’avion ni vu la mer, les malgaches ne venaient pas en Bretagne pour faire du tourisme mais pour donner une bonne claque à chaque festivalier présent dans le hall 3 le vendredi soir. Qu’ils évoquent la misère, la corruption, l’amour et/ou le sexe, les dizzy brains le font avec la même énergie, la même envie communicative. Pénétrant sur scène drapé du Gwenn Ha Du mais rapidement torse nu, Eddy, le très charismatique chanteur s’est fait le guide sexué (« cette chanson parle de sexe, elle s’appelle J’ai faim ») de ce set brulant mêlant habilement sonorités rock, punk et blues et qui reste, sans aucun doute, notre coup de cœur découverte 2015.

The Dizzy Brains

The Dizzy Brains ©Pataquès

 

Totorro

La programmation de Totorro avait été une petite surprise tant le groupe avait déjà sa petite notoriété dans la catégorie instrumental et avait su fidéliser un large public avec un post rock expérimental déchainé et des concerts enflammés. Totorro n’était donc pas une découverte mais on n’est pas du genre à bouder notre plaisir d’autant plus que le groupe avait préparé un concert particulier spécialement pour les Trans avec des invités ( le trompétiste Clément Lemennicier, le batteur de Florian Renault, ou Emile Sornin de Forever Pavot au clavier) donnant une dimension encore plus ample à leur formule rock déjà très intense.

Totorro

Totorro ©Pataquès

 

Dralms

Chouchou de Jean Louis Brossard, Dralms faisait presque figure de tête d’affiche de ces Transmusicales tant le groupe semblait être attendu par un public déjà acquis à sa cause.
Force est de constater que Christopher Smith et ses musiciens n’ont pas déçu avec un set tout en délicatesse et sensibilité évanescente capable de retranscrire avec justesse sur scène toute la fragilité et le minimalisme émotionnel qui se dégageait du très bel album Shook.
Finalement, Dralms devrait s’appeler Dreams.

Dralms

Dralms ©Pataquès

 

Samedi

Monika

Malgré l’heure précoce, le hall 8 s’était vite rempli, preuve que Monika était attendue. La jolie grecque a su confirmer son statut de « reine du post disco » en redonnant l’énergie suffisante pour danser même aux jambes usées par déjà 3 jours de festivals tout en s’autorisant aussi quelques doux moments intimistes non dénués d’émotion. Vu le succès son Secret in the dark ne devrait pas rester secret longtemps.

Monika

Monika ©Pataquès

 

Vintage Trouble

Rétro certes mais efficaces. Voila ce que nous pouvons dire après avoir découvert les Vintage Trouble emmenés par le charismatique soulman Ty Taylor qui a su offrir un véritable show à l’américaine : énergique, cabotin et généreux. Reste au final l’étrange sensation d’avoir croisé James Brown 2.0 traversant en slam toute la longueur du hall 3 affichant complet.

Vintage Trouble

Vintage Trouble ©Pataquès

 

Dimanche

Elliot Moss

Sur le papier, le garçon aux faux airs de Paul Dano était le candidat idéal pour redescendre en douceur après 4 jours de festivals. Notre plus grand plaisir a été de constater que, dans les faits, Elliot Moss l’a été aussi. Ses mélodies pop aériennes mais non dénuées de tension et sa voix sensible ont su charmer un ubu complet pour une ambiance feutrée. Un très beau moment sous forme de point final pour nous.

Elliot Moss

Elliot Moss ©Pataquès

 

On a aimé aussi…

Lenparrot

Lenparrot ©Pataquès

La mélancolie minimaliste de Lenparrot, la (toujours) bonne humeur communicative des Kaviar Special, la veste à frange de Dewolff et l’énergie des Nantais de Inuït que nous reverrons certainement dans pas mal de festival cet été.

Dewolff

Dewolff ©Pataquès

 

Dans la catégorie « ils seront dans tous les festivals cet été », on peut aussi remercier les rennais de City Kay qui ont su prouver que le reggae pouvait se réinventer et sortir des clichés qu’il traine depuis trop longtemps avec des sonorités électro et trip hop à l’image de leur magnifique et déjà classique Struck you.

City Kay

City Kay ©Pataquès

 

Nous avons aussi eu un joli coup de cœur pour les thaïlandais de Khun Narin’s Electric Phin Band mélangeant les générations autour d’un phin, sorte de luth à trois cordes électrique pour un live sans discontinu tout en sourire et une expérience instrumentale psychédélique aussi impressionnante qu’harassante.

Khun Narin's Electric Phin Band

Khun Narin’s Electric Phin Band ©Pataquès

 

 

Regrets et petites déceptions…

Parmi nos grands regrets, dus à notre paresse ou notre fatigue, nous n’avons pas pu voir ni Louise Roam ni Paradis que nous souhaitions découvrir pour leur résidence à l’Aire Libre.

Au parc expo, Pataquès regrette d’avoir manqué Darius mais aussi le set de Jacques (en direct) pour se faire son propre avis puisque nous avons entendu tout et son contraire concernant le live de l’auteur de Tout est magnifique. D’un autre côté, nous gardons un bon souvenir du set efficace du trio Idiotape et de l’impressionnant Live de Molecule permettant d’abandonner ses dernières forces dans le hall 9.

Cette 37eme édition a aussi marquée par quelques débats artistiques concernant notamment Her, le duo rennais séduisant avec leurs tubes Quite like et Five minutes mais agaçant certains avec un jeu de scène jugé trop maniéré.

Même débat ou presque concernant les 3somesisters qui ont su attirer les foules dans le hall 3 le jeudi soir avec leur polyphonie transgenre mais, malgré un set travaillé, n’ont pas réussi à complètement dépasser leur statut de curiosité du festival.

3somesisters

3somesisters ©Pataquès

Au rayon déception, on rangera Georgia. Nous en attendions beaucoup mais peut être un peu trop. Malgré une belle énergie et une envie indéniable, la londonienne n’a jamais réussi à transcender le public avec sa pop tribale pourtant idéale pour faire secouer les foules.

Georgia

Georgia ©Pataquès

On pourra en dire autant pour la punkette charismatique Queen Kwong efficace derrière son micro mais malheureusement mal accompagnée par des musiciens plus taillés pour le rock FM (Limp Bizkit, Marylin Manson… ) que pour le rock grunge de la californienne caractérielle. On n’ose imaginer le concert que Carré Callaway aurait pu donner si elle était accompagnée par les gars de Girl Band…

Queen Kwong

Queen Kwong ©Pataquès

En parlant de girl band, Pataquès garde plutôt un bon souvenir des suissesses de Chikitas, programmées à l’ubu à l’heure du gouter mais qui n’auraient pas démérité dans un hall complet au parc expo.

Chikitas

Chikitas ©Pataquès

Dans une moindre mesure, nous avons été peu sensibles au charme de Son Little. Il faut dire que « le marvin Gaye des temps moderne » s’enchainait avec les énervés de Dizzy Brains et sa soul gospel semblait bien trop calme pour véritablement nous enthousiasmer à ce moment de la soirée.

On garde aussi un assez bon souvenir des papys de Grand Cannon qui se font plaisir avec leur blues rock rafistolé aux « instruments de jardins » (arrosoirs, râteaux, bidons, sacs poubelle…). Un set complice et amusant à défaut d’être renversant.

Grand Cannon

Grand Cannon ©Pataquès

On conserve d’ailleurs le même souvenir mi amusé mi satisfait des curieux Steven N’Seaguls, le phénomène youtube plus là pour amuser la galerie avec leur reprises des classiques du heavy metal en country bluesgrass que pour révolutionner la musique. Une déception qui est peut être aussi à mettre sur le compte de notre allergie aux banjo depuis que nous avons vu le film Delivrance

Steven N'Seaguls

Steven N’Seaguls ©Pataquès

De petites déceptions qui ne nous empêchent pas de garder de ces Trans un excellent souvenir et l’envie déjà d’être en décembre prochain pour vivre les 38eme rencontres TransMusicales de Rennes.

Les 38eme Rencontres TransMusicales de Rennes se dérouleront du 7 au 11 décembre 2016.

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