Red Bull Music Academy : Etape à l’Ubu

Habiter dans une ville rock à certains avantages : l’embarras du choix. Ce jeudi 9 avril, veille des vacances scolaires, pas moins de quatre grandes soirées étaient possibles dans le centre ville de Rennes : Mythos au Thabor, Le label Mozaïc à l’Etage, Massive Shelter au 1988 Live Club et la Red Bull Music Academy à l’Ubu. Pataquès s’est incrusté dans la petite salle de la rue Saint Hélier et revient sur cette dernière soirée sponsorisé par l’energy drink. Après Strasbourg, Paris, Lille et Caen, la RBMA a posé ses valises à Rennes.

DBFC

DBFC ©Pataquès

 

RED BULL MUSIC ACADEMY: ETAPE A L’UBU

 

Embarras du choix oblige, le public ne s’est pas précipité à l’Ubu en ce début de soirée. Il faut dire que le public a le temps de venir puisque la RBMA est prévue pour durer jusqu’au petit matin avec pas moins de 5 groupes et artistes à se succéder : Inigo Montoya, Her, DBFC, Michael Mayer et La muerte mixant pendant les inter-plateaux.

Inigo Montoya

Inigo Montoya

Inigo Montoya ©Pataquès

Ainsi, c’est dans un Ubu clairsemé que le groupe Inigo Montoya lance son set ce qui est regrettable tant  son électro Pop est suffisamment savoureuse pour séduire un public plus large. Composé de musiciens aux origines variées (Canada, Etats Unis, France), le trio Inigo Montoya s’est formé autour d’Adrien Pallot, ancien élève de la RBMA de New York et producteur réputé (on le trouve sur les disques de La Femme, Moodoïd, Fauve…). Leur nom est inspiré d’un personnage culte d’un film tout aussi culte : Princess Bride (Rob Reiner), quant à leur son il est influencé tantôt par une rigueur à la New order, tantôt par la sauvagerie de Liars ou par les mélodies psyché de Gospeed you ! Black Emperor. Mêlant leur samples hallucinés à des projections colorées, Inigo Montoya offre un set séduisant.

Inigo Montoya

Inigo Montoya ©Pataquès

 

Her

Her

Her ©Pataquès

La RBMA était leur premier concert. Deux jours après avoir dévoilé leur premier titre, le séduisant Quite Like, le groupe révélait sur scène leur Soul pop sensuelle. L’expression pouvait craindre le pire. Les fantômes des Poétic lover nous ont traversé l’esprit. Mais les influences des rennais sont bien supérieures et essentiellement de la soul moderne noire-américaine (Frank Ocean, Kendrick Lamar…). Vestes de costard noires, t-shirt blanc, Her drague le public dés l’entame du concert. Si on peut regretter certaines mimiques Soul un peu surjouées (à mettre sur le compte de la nervosité du premier concert ?), on doit reconnaitre que le groupe offre un set séduisant et enlevé. L’Ubu s’est un peu plus rempli pour eux et le public leur répond favorablement en bougeant du bassin.

 

Finalement, c’est lorsqu’ils font confiance à leur musique et qu’ils n’essaient pas de contrôler leur image, lorsqu’ils lâchent la bride et libèrent les guitares que Her donne le meilleur de leur Pop, effectivement soul et sensuelle. On va en entendre parler rapidement.

Her

Her ©Pataquès

 

Her

Her ©Pataquès

 

Pendant ce temps là…

Renan Luce et son jury élisent les lorientais de Woodrow vainqueur du label Mozaïc 2015 tandis que Charlie Wisnton apprend quelques mots de français avant de plonger dans la foule du cabaret botanique venu en masse constater la mue pop du hobo. 

 

DBFC

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DBFC ©Pataquès

En décembre dernier, dans le Hall 8 du parc expo, ils avouaient n’avoir fait que quatre concerts ensemble et pourtant ils devenaient la révélation dance floor de ces Trans 2014. Mais il faut avouer que les membres du groupe ne sont pas des débutants puisqu’on y retrouve Bertrand Lacombe, aka Dombrance, le mancunien David Shaw, le bassiste Antoine (membre aussi de Dombrance et Guilaume, batteur de Rachid Taha. Depuis, le quatuor a pas mal tourné et leur tube Leave My Room fait dansé les foules. C’est d’ailleurs par ce titre qu’ils entament leur set et chauffe à blanc un public désormais prêt à en découdre avec la piste. Si la musique de DBFC est taillée pour faire danser les foules, elle s’apprécie tout aussi dans l’intimité moite d’une petite salle. Revisitant tout un pan de la musique des 80’s DBFC a su marier habilement les guitares tout droit venues de Manchester avec une musique club que ne renierait pas LCD soundsystem. Pataquès est toujours autant séduit. Le public aussi.

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Une heure plus tard, c’est la techno de Michael Mayer qui fera danser le public de l’Ubu jusqu’au petit matin.

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