Miossec à Mythos : Un concert Ici bas, Ici même

Première tête d’affiche, Miossec est aussi le premier à jouer dans le cabaret Botanique pour cette nouvelle édition du festival Mythos. Entre présent et nostalgie, le brestois est venu faire la fête aux rennais. Retour sur un concert vécu Ici bas, Ici même.

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Miossec ©Pataquès

 

Miossec : La Mélancolie ici bas, ici même

Christophe  Miossec sous son chapeau est le premier artiste à chanter sous le chapiteau du grand magic mirror de cette nouvelle édition du festival Mythos. Il faut commencer par avouer une chose : ce mardi soir est aussi la première fois que Pataquès voit le brestois en concert. Ce n’est même pas pour des raisons d’affinité, (nous l’aimons plutôt bien) mais plus pour des raisons de rendez-vous manqués, comme si voir Miossec en concert en Bretagne était une telle évidence qu’on pouvait la reporter à plus tard. Et finalement, ce plus tard est devenu ce soir.

C’est donc avec beaucoup de curiosité que nous prenons place dans le « plus grand Magic Mirror du monde » pour enfin constater ce qu’est le fin parolier de la mélancolie sur scène. Au fur et à mesure que le public envahit la salle, nous repensons au parcours du chanteur et nous regrettons un peu de ne pas l’avoir vu à ses débuts, éructant ses textes à « boire » car, depuis, l’homme s’est assagit… Reviennent alors régulièrement ces commentaires musicales de comptoirs : « Les chansons de Miossec étaient mieux quand il buvait mais ses concerts étaient pire ».

Mais qu’en est-il vraiment ?

20h30 passé, Miossec rentre sur scène accompagné de ses musiciens. Chapeau noir, les épaules crispées dans sa chemise noire, Miossec entame ses premières chansons, agrippé à son pied de micro. Puis, le chanteur se détend. Alternant les chansons de son dernier album Ici bas Ici même avec quelques « vieilleries » comme il dit, le brestois offre un concert généreux. Intense et intimiste. Si certains nostalgiques veulent se souvenir, avec amertume, des brulures des débuts du brestois, Miossec, lui, semble ne rien regretter. Continue d’avancer. Ravir le public d’une nouvelle mélancolie, plus nuancée, certes, moins à fleur de peau, mais toujours émouvante pour celui qui prendra le temps de ne pas regretter la « belle époque de Miossec »

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Miossec ©Pataquès

« Seul ce que j’ai perdu
M’appartient à jamais
Des plus grandes blessures à la moindre petite plaie
Car aujourd’hui je vais m’enfuir
En te gardant à tout jamais »

Seul ce que j’ai perdu.

Après son concert au TNB puis un autre à l’opéra, Miossec est revenu « à la capitale, même si ça devrait être Nantes » pour faire la fête aux Rennais. Pour cela, Miossec a réservé une belle surprise à son public : pour les rappels, expliquant que « sans les Trans, il n’aurait rien découvert de la musique », Miossec a invité ses idoles, les figures historiques de la scène rennaise : Christian Dargelos des Nus, Dominique Sonic de Kalashnikov et Philippe Maujard d’Ubik. Tous présents par amitié et pour quelques chansons de leur répertoire. Ils viendront tous saluer le public à la fin d’un beau concert, conclu après un incontournable Tonnerre de Brest, par un Miossec s’exclamant, hilare, « merci beaucoup c’était Les transmusicales de 82-83 !! ».

Il y aura toujours à redire. Sa voix est ce qu’elle est et sa mélancolie a pris avec les années une teinte plus nuancée mais, ce mardi soir, dans le cabaret botanique, nous étions bien en 2015 et Miossec a séduit son public par sa générosité.

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