Les films oubliés par Cannes

En 2014, Timbuktu, le vainqueur des César, quittait le festival de Cannes, injustement absent du palmarès. En attendant de connaître, le 24 mai prochain, la nouvelle palme d’or, Pataquès se souvient de quatre films cultes, eux aussi, repartis bredouilles de la croisette. 

Les films oubliés par Cannes

 

  • MUD – Sur les Rives du Mississippi
mud

© Droits réservés

Un film de Jeff Nichols avec Matthew McConaughey, Reese Whitherspoon, Tye Sheridan, … 

Ode à la nature sau- vage dans la lignée des romans de Mark Twain, Mud raconte, sur les rives du Mississippi, comment deux adolescents viennent en aide à un homme (Matthew Mc Conaughey), réfugié sur une île et qui se dit poursuivi par des chasseurs de primes. Grand film d’aventure moderne, Mud a la grâce et la cruauté ciné- génique des plus beaux récits sur l’enfance. Un prix d’interprétation pour Matthew McConaughey n’aurait pas été volé.

  • ZODIAC
zodiac

© Droits réservés

Un film de David Fincher avec Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo, Robert Downey Jr, … 

En 2007, en mettant de côté les effets « tape à l’œil » de ces premiers films (Seven, Panic Room), David Fincher signait une œuvre fascinante autour du tueur du zodiaque. Magistralement interprété, notamment par Jake Gyllenhaal et Robert Downey Jr, Zodiac impressionne autant par sa réalisation maîtrisée que par la complexité de son récit, dense mais jamais ennuyeux. « Le film de la maturité » pour Fincher, méritait au moins le prix de la mise en scène.

  • VALSE AVEC BACHIR
valse-avec-bashir

© Droits réservés

Valse avec Bachir est un dessin animé autobiographique dans lequel Ari Foleman, réalisateur israélien, éprouve le besoin d’aller interviewer ses anciens compagnons d’armes de la guerre du Liban du début des années 80 pour comprendre pourquoi il n’a aucun souvenir de cette période de sa vie. Petit à petit, les images oubliées refont surface… Le jury de Sean Penn aurait dû décerner le prix du jury à cette «auto-psychanalyse animée » bouleversante.

  • LA PORTE DU PARADIS
la-porte-du-paradis

© Droits réservés

Un film de Michael Cimino avec Kris Kristofferson, Christopher Walken, John Hurt, …

En 1981, trois ans après avoir réalisé le chef d’œuvre, Voyage au bout de l’enfer, Michael Cimino présentait à Cannes La porte du Paradis, une fresque flamboyante racontant, autour d’un triangle amoureux (Huppert, Walken, Kristofferson) la naissance cruelle et sanglante des Etats-Unis. Anti-western majestueux, poème lyrique de prés de 4 heures, La Porte du Paradis est autant un chef d’œuvre maudit que la palme d’or oubliée du festival de Cannes.

Tags :     , , ,

Articles en lien

Archives

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux