Le premier roman d’ Eric « sans Quentin » Metzger

 

Le spleen du trentenaire.

metzger

© Droits Réservés

Félix est le genre de garçon à qui Les Enfoirés ont envie de chanter Toute la vie. Félix est jeune, intelligent avec un bon boulot mais Félix a le blues. Il se dit « précoce en faisant sa crise de la quarantaine à trente ans ». Il décide de vagabonder une nuit dans Paris pour « ne pas fêter » son anniversaire. Félix boit. Un peu. Beaucoup. Et au gré des imprévus nocturnes, philosophe avec des inconnus, se remémore le souvenir douloureux de celle qu’il nomme « le fantôme » (« elle est la peau qui manque sur mes os »), s’embrouille avec ses amis, séduit la jolie Louise, qui disparait aussi vite qu’elle est apparue et regrette amèrement l’insouciance de ses vingt ans. Le lever du jour aura l’amertume d’un retour à la réalité. Joliment racontée, cette Nuit des trente devrait rappeler à certains quelques soirées vécues quand d’autres n’y liront que les jérémiades de petits bobos (au cœur). Reste au final un premier roman prometteur dont on aurait juste aimé que les déambulations durent plus longtemps (110 pages c’est court) pour en apprécier un peu plus la gravité légère. A suivre.

 

La nuit des trente – Eric Metzger
Editions Gallimard
L’arpenteur
107 pages – 10,90 euros

Tags :    

Articles en lien

Archives

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux