Le palmarès de Court Métrange 2014

La onzième édition de Court Métrange s’est clôturé le samedi 18 octobre avec un véritable succès publique et un palmarès à la hauteur de la sélection.

 

Après dix ans d’existence, Court Métrange a une nouvelle fois réussi à attirer tous les amoureux du cinéma de genre avec trois jours de festival insolite et fantastique.

De cette onzième édition, on retiendra surtout la bonne idée d’élargir l’événement à d’autres univers grâce au parcoursmétrange et les animations SteamPunk tout au long des trois jours de festival.

Le Jury 2014, présidé par Lars Lundström (créateur et scénariste de la série Real Humans) a remis les Prix Court Métrange lors de la cérémonie de clôture et délivré un palmarès de qualité, cohérent avec la sélection éclectique, mêlant différentes visions de l’insolite et du fantastique.

 

La palmarès 11eme Court Métrange

 

Le grand prix Court Métrange a été remis à l’unanimité à Ceux qui restent debout de Jan Sitta. Un grand prix mérité, et validé par Pataquès pour un court métrage troublant qui suit dans un Paris contemporain, Sophia une jeune femme de 25 ans renvoyée de son centre social. S’en suit alors une nuit d’errance dans la nuit anxiogène avec une peur lancinante de se retrouver à la rue, d’être aspirée par le béton de la ville…

Diffusé lors de la séance Milieux sous l’amer, le court métrage de Jan Sitta s’est vite imposé comme un sérieux candidat pour une récompense. En effet, Ceux qui restent debout a marqué les esprits par son contexte « réaliste » et son sujet social et sociétal et fait presque figure d’OVNI dans une sélection souvent axée Fantastique ou Science fiction pure…

Ceux qui restent debout  impressionne par sa mise en scène rigoureuse et son traitement sensible et juste (on ressent l’expérience du documentaire du réalisateur) et cloue le spectateur par son « angoisse réaliste ». On est impatient de découvrir les prochains projets de ce réalisateur talentueux et surtout de revoir très vite, la grande révélation de ce court métrage, Louise Szpindel, une jeune actrice à suivre…

 

Le Méliès d’argent quant à lui a été remis à Supervenus, un court métrage d’animation de Frederic Doazan

Drôle, subversif, trash, Supervenus dénonce les nouveaux canons de la beauté en laissant un chirurgien plastique fabriquer en temps réel la nouvelle déesse de la beauté, une Supervénus.

2 minutes 35 sur papier glacé pour un résultat impressionnant qui avait fait de la réalisation de Frédéric Doazan un chouchou de Pataquès.

Vous pouvez découvrir un teaser du court métrage sur la chaine Youtube du réalisateur.

 

Parmi les autres coups de cœur de Pataquès, on n’oubliera pas :

- La maison des poussières, film d’animation 2D nostalgique de Jean Claude Roazec dans lequel une ancienne occupante à la poursuite d’enfants imprudents, s’engouffre dans les décombres de son ancienne tour H.L.M détruite par les bulldozers. Commence alors un étrange « voyage » au cœur de cette maison qui abrite tant de souvenirs… Un court métrage baigné dans une jolie mélancolie.

- Jiminy de Arthur Môlard qui réussit avec un tout petit budget à traiter avec beaucoup d’intelligence et de sensibilité du sujet de l’intelligence artificiel avec Denis Lavant, abonné au rôle de schizophrène… Le travail d’Arthur Môlard est prometteur…

 

 
- Côté humour, impossible d’oublier la fausse bande annonce de Ninja Eliminator 4 de Mathieu Berthon mais aussi l’excellent Les voiles du partage de Jérome Cauwe et Pierre Mousquet dans lequel un Etienne Bernard, mec bodybuildé mutique se retrouve malgré lui à combattre la mafia locale d’une ville du Nord, en plein cœur d’un trafic de chars à voile…Très drôle et dans le même univers visuel que leur précédent court métrage Je te pardonne ( visible ci-dessous), Les voiles du partage est aussi déjanté que moralisateur… Etienne Bernard derrière ses lunettes noires découvrira le sens du partage… à sa façon.

 

 
Pataquès vous conseille aussi la petite bombe animée du Coréen Kyungmin Woo qui n’avait pas vraiment sa place dans la sélection Court Métrange mais mérite d’être vu par tous. 5 minutes 30 d’humour absurde digne d’un Pixar racontant la mission étrange d’un livreur de l’espace sur une planète d’apparence inhabitée. Un véritable petit bijou.

 

 

Le reste du Palmarès du festival :

France Télévision a récompensé Canis de Marc Riba et Anna Solenas. Le film espagnol, prochainement diffusé dans l’émission Histoires courtes, raconte la survie de Téo, isolé dans une maison assiégée en permanence par des chiens égarés.

Le Métrange Beaumarchais a récompensé La Bête de Vladimir Mavounia-Kouka dans lequel une femme se caresse et de ses poils nait une bête démesurée dont le corps épouse et violente le sien…

Le Métrange du Format Court a été remis à A living soul de Henry Moore Sleder, un film suédois dans lequel un cerveau humain maintenu en vie artificiellement se réveille dans
un laboratoire. Après un simple retour à la conscience, Ypsilon se met à forger une personnalité…

De son côté, le public a récompensé deux courts métrages : Smart Monkey (Vincent Paronnaud alias Winschluss et Nicolas Pawlowski)  et Sugar (Jeroen Annokke).

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