L’animation française fait son festival

Un festival chercheur d’or

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© Claude Barras

Des ateliers pratiques, des avant-premières, un invité d’honneur (Claude Barras, le « prince de la marionnette animée »), la célébration des 20 ans du studio breton JPL Films et deux ciné-concerts immanquables (Youri Norstein par le trio Loa Frida et L’écureuil coiffeur par Les Gordon) mais le festival c’est surtout deux compétitions de court-métrages parmi lesquelles Pataquès a trouvé quelques pépites :

Pépite d’or : Wellington Jr. Une partie de chasse initiatique d’un fils entraîné à devenir un homme qui tue. Un court majestueux et émouvant.

Pépite d’argent : Robot Therapy. Le quotidien amoureux de deux automates face à leur thérapeute. La version drôle et robotisée d’Un Gars, Une fille.

Pépite de bronze : Made in China. Des figurines imitent les humains mais réalisent qu’ils ne sont que des jouets. Un mashup Toy Story/Truman Show amusant.

Bande annonce du Festival national du film d’animation 2015 from AFCA on Vimeo.

 

Coordinatrice du Festival National du Film d’Animation, Cécile Noesser revient sur la bonne santé de l’animation française.

Comment se porte l’animation française ?
Elle se porte bien. Elle est créative en animation et performante en technologie. La France n’a jamais renoncé à l’un par rapport à l’autre et ses écoles attirent de plus en plus d’étudiants ce qui tire la qualité vers le haut.

Quel est la tendance 2015 ?
Une augmentation de la production de longs-métrages ce qui est bon signe pour l’avenir mais les films français ont encore du mal à exister face aux mastodontes américains. Le festival c’est l’occasion de (re)voir ces films et découvrir les prochaines sorties en avant-première.

Le festival s’adresse à tous les publics. L’animation est-elle encore cataloguée « pour enfants » ?
Oui un peu mais les choses changent. Les références de nos parents étaient les Disney. Aujourd’hui, la culture animée s’est diversifiée. Les étudiants citent autant Miyazaki que Valse avec Bachir.

Le handicap de certains films n’est-il pas justement de vouloir plaire à tous les publics ?
Les risques financiers sont tels que certains réalisateurs se freinent et, en effet, l’animation a du mal à passer à l’âge adulte comme l’a réussi la BD depuis longtemps. On l’a prouvé avec le court métrage mais cela reste marginal pour les longs.

Quel est l’avenir ?
Ce n’est qu’un frémissement mais il se passe quelque chose autour des séries animées adultes. Le festival va mettre l’accent sur ce phénomène avec la projection de pilotes comme Les aventuriers de l’art moderne en développement pour Arte ou Last Man, l’adaptation de la BD de Bastien Vivès.

Du 7 au 13 décembre
Le Grand Logis à Bruz + Rennes Métropole.

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