La route du rock session – 1988 live club

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© Sid Sowder

La route du rock délaisse un temps le fort saint père et sa boue pour quelques sessions un peu partout dans le pays à Paris, Nantes, Caen ,Metz, Rouen, Mérignac et Rennes qui a eu droit, le jeudi 25 Septembre à la visite de Kevin Morby et Bored Nothing dans le désormais un peu plus identifié 1988 Live Club.

Derrière le pseudo Bored Nothing se cache Fergus Miller, gaillard australien à l’allure décontracte. Cheveux blonds mi longs, T-shirt délavé, lunettes sur le bout du nez, Fergus Miller, c’est comme si le gamin joué par Malcaulay Culkin dans le film My Girl avait préféré devenir cool en écrivant des chansons rock plutôt de jeter des pierres sur des essaims d’abeille. Mais derrière cette timidité sous forme de nonchalance se cache un songwriter de talent qui envoie avec sa bande une pop nineties éthérée entre ballade et rock lo-fi. Un set certes un peu rengaine mais convaincant dans les ambiances qu’il se permet de créer sur une petite heure. Bored Nothing aurait mérité un rappel et un peu plus d’enthousiasme de la part du public. Son nouvel album Some Days sera disponible le 27 Octobre.

De cette Route du rock session, Kevin Morby en était le mec attendu. Porté par un bouche à oreille énorme depuis la sortie de son album Harlem River, Kevin Morby dont le second album doit sortir en Octobre, est venu défendre en France son projet solo délaissant un temps The babies dont il est le chanteur et Woods dont il est le bassiste et avec qui, il était venu à La route du rock collection été 2013. Blondinet au visage poupin, vague sosie du fils de Val Kilmer, Kevin Morby charme dés les premières chansons un 1998 Live Club bien rempli. Habillé d’une chemise rouge col vichy pelle à tarte (la même que dans son clip de All of my life), Morby porte, par sa voix douce, une folk rock délicate dans les stratosphères de la mélancolie. Le genre de chansons qui donnent envie de rouler longtemps la nuit en s’imaginant dans les rues de New York, ville à qui il rend hommage dans Harlem River. D’inspiration dylannienne (wild side oh the place you go) ou Leonard Cohen (If you leave and if you marry), on pense aussi à Neil Young lorsqu’il s’accroche un temps sur son harmonica. Un très bon concert envoutant et beau. C’est sûr, à la sortie du 1988 Live Club, la nuit était, pour certains, voilée d’une douce mélancolie 60’s.

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