John Mctiernan

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Pourquoi la cinémathèque a raison de consacrer une rétrospective au réalisateur John McTiernan?

Parce qu’il est culte. McTiernan a redéfinit le cinéma d’action des années 90 en signant une poignée de films cultes : Predator, A la poursuite d’Octobre Rouge et surtout Piège de Cristal et Une journée en enfer de la saga Die Hard.
Parce qu’il est copié mais jamais égalé. Ses scènes d’action sont des modèles en termes de lisibilité et d’intensité grâce à ses cadres précis, ses mouvements de caméras amples et son sens du rythme millimétré.
Parce qu’il est maudit. McT n’a jamais eu l’aura et la liberté d’un Scorcese ou d’un Spielberg. Certains de ses films sont injustement boudés par le public (Last Action Hero, Thomas Crown) quand d’autres, incompris par les studios, sont tout simplement charcutés au montage (Le 13eme guerrier, Rollerball).
Parce qu’il sort de prison. En 2000, il soupçonne son producteur Charles Roven de vouloir saborder Rollerball. Il engage un détective, Anthony Pellicano, bien connu à Hollywood (Costner, Stallone, Cruise… ont été ses clients) pour le faire surveiller. Mais le FBI enquête et condamne Pellicano à une peine de 15 ans de prison pour ses méthodes mafieuses…. Vaguement interrogé au téléphone par un agent du FBI, John McTiernan dit ne pas avoir recours au détective. Malgré le vice de procédure (un agent doit se présenter en personne avec sa carte) et ses aveux aux procès, il est condamné à douze mois de prison pour parjure et mensonge au FBI. Il a été libéré en février 2014.
Parce qu’il refera peut être de bons films. Ruiné par ses procès, usé par la prison il n’a pourtant cessé de développer ses projets. Il cherche à financer un film avec John Travolta.

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