#JeSuis ED WOOD – Le plus mauvais cineaste de l’histoire

plan-9-Ed-wood

Snobé, critiqué, humilié, oublié, ruiné mais toujours passionné : Ed Wood c’est le genre de looser qui motive à continuer d’échouer.

Alors que Glen or Glenda et Plan 9 from outer space, deux de ses «  meilleurs pires films  » sont diffusés au Diapason, Pataquès s’est souvenu de la vie difficile d’Ed Wood. Elevé par sa mère comme une fille, Ed garda de son enfance le goût pour la lingerie féminine et les pulls angora rose très doux. Une passion pour le travestissement qui, cependant, ne l’empêcha pas d’être un héros de la seconde guerre mondiale. De retour aux pays, il s’acharnera, ensuite, avec abnégation, à réaliser des films à petits budgets, des échecs commerciaux désormais célèbres pour leurs erreurs techniques et leurs maladresses de scénario.

Pour réussir, il faut être capable de ramper dans la boue de la vie

Dans son livre Comment réussir (ou presque) à Hollywood, Ed Ewood écrira : « pour avoir la chance de réussir, il faut être capable de ramper dans la boue de la vie et la boue qu’on vous je!e dessus depuis le trottoir, et celle qu’on vous jette dessus en vous insultant ». Mais parfois, trop de boue peut tuer un homme. Ed Wood, désabusé par ses échecs, termina sa vie en tournant des films porno. Alcoolique, ruiné et à la rue, il mourra d’une crise cardiaque en 1978 à 54 ans.

Malgré sa réhabilitation en 1994 par le film de Burton, aussi bon soit-il, c’est surtout la passion dévorante pour le cinéma de ce looser magnifique qui fascine toujours autant et donne envie de redécouvrir ses films, d’excellents navets à voir entre amis, ne serait-ce que pour honorer sa mémoire. En effet, à l’heure où la planète cinéma est envahie par les films calibrés et mortifiés par le profit, à l’heure où le box office est travesti par le marke#ing (Fast and furious 7, Star Wars 7, Jurrasic World…) et maintenant que Burton, lui même, a sombré dans le mainstream (Alice aux pays des merveilles), il est grand temps de se souvenir de la dédicace utopique du film Soyez sympas, rembobinez de Michel Gondry : « Aux films qui ont du coeur et une âme ». Certes, les films d’Ed Wood sont ratés mais ils méritent d’être vus parce qu’ils ont été fait avec le coeur. Et un pull angora rose tout doux.

Où ? Quand ?
le 5 avril
au Diapason – Rennes

Tags :    

Articles en lien

Archives

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux