Jessica 93 – à la route du rock

 

Slalomant entre le grunge et la coldwave, caché par son pseudo potache, Geoffroy Laporte continue de tracer sa route. Conversation avec l’homme derrière Jessica93.

 

Jessica93

© C.Pauline Alioua

Pour ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu expliquer ton pseudo Jessica93 ?
Tout est parti d’une blague à une soirée. J’ai dit que si j’avais été une fille mes parents m’auraient appelé Jessica. On a vite imaginé quel genre de fille j’aurais pu être. Jessica93 aurait été la fille avec un jean taille basse qui se fait plein de mecs dans la cour (rires).

Comment expliques-tu le décalage entre une démarche très potache et ta musique qui est sombre et très premier degré ?
C’est plus fort que moi, j’aime apporter une touche de dérision et tirer les choses vers le second degré. Ce n’est pas parce qu’on fait du rock qu’il faut se prendre au sérieux.

Tu dis souvent avoir découvert que tu faisais de la coldwave qu’après avoir enregistré tes chansons…
En écoutant le premier album, on s’est rendu compte du côté «  années 80  » de certaines chansons qui étaient un peu plus aériennes mais ce n’était pas unevolonté de départ. Certains parlent plus de shoegaze, d’autres de post-punk. Moi, je ne cherche pas à mettre mes chansons dans des cases…

On pense quand même beaucoup aux premiers albums de The cure. Quelles sont tes influences ?
En fait, mes influences viennent sur chaque instrument. J’adore le jeu de guitare de Robert Smith de The Cure mais je suis pas mal influencé aussi par les Melvins pour les batteries.

Tu as joué à Rock en Seine, tu joues maintenant à La route du rock. Tu te reconnais dans ces grands rendez-vous rock ?
Je n’ai pas de jugement de valeur. Un concert dans un bar peut aussi être très bien. Le but est de jouer partout mais ça fait plaisir de voir que des grands festivals donnent leur chance à des groupes qui évoluent dans des petits réseaux.

Penses-tu faire évoluer le projet Jessica93 en faisant appel à un groupe pour t’entourer sur scène?
Non, je tiens à ce que Jessica93 reste un one man band car ce projet m’apporte une liberté et un confort de création. Par contre, après la tournée
Rise, je vais créer un autre groupe car composer à plusieurs me manque. Je pourrai laisser Jessica se reposer un peu…

Où ?
A l’Antipode le 26 février

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