Her dévoile sa Soul Pop Sensuelle

C’est en mars dernier, dans le cadre d’un Premier Dimanche aux Champs Libres, organisé par l’équipe d’ I’m From Rennes, au détour d’une question de Thibaut Boulais de TVR que Simon Carpentier officialisait l’existence du groupe Her. Trois lettres derrière lesquelles nous retrouvons Simon et Victor Solf, deux membres des Popopopops. Pourtant, sur le net, concernant Her, aucun visuel, aucun morceau. Un curieux mystère qui nous a forcément donné envie d’avoir quelques explications. A moins d’une semaine du premier concert officiel de Her, pendant la Red Bull Music Academy à l’Ubu le 9 Avril, rencontre avec Simon qui nous présente Quite Like, leur premier titre.

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HER DEVOILE SA SOUL POP SENSUELLE

 

Her marque t-il la fin des Popopopops ?

(Il réfléchit). C’est difficile à dire. Disons que des musiciens sont partis du groupe et d’un autre côté, Victor et moi avions encore l’envie de faire de la musique. Notre duo a mûri au sein des Pops et nous avons envie de le faire encore évoluer par la suite. Nous avons donc décidé de le faire sous un nouveau nom. Mais Her ne remplace pas les Pops et Her n’est pas non plus la continuité des Pops. Ce n’est pas un simple changement de nom.

Tu dis que ce n’est pas la continuité des Pops mais les Pops existent depuis 2009 et vous avez évolué depuis 6 ans. Her marque forcément un peu cette évolution, qu’elle soit humaine ou musicale, non ?

Oui, nous avions envie de prendre d’autres risques, d’aller dans d’autres directions musicales. Continuer sans annuler ce que nous avons fait. C’est un processus difficile à expliquer…(il réfléchit) Créer Her a du sens selon nous car il nous permet, en repartant de zéro, de dévoiler une musique plus mature, plus réfléchie… En fait, nous aimerions que les gens se focalisent sur notre musique sans a priori, sans avoir besoin de connaitre ce que nous faisions avant.

Her est né de l’envie de travailler en duo ?

Oui, notre duo, Victor et moi, a grandi et muri au sein des Pops et nous avons toujours voulu continuer à travailler ensemble. Nous sommes accompagnés par trois autres musiciens, Louis Kuipers (guitare, clavier), Thomas Clairice(basse) et Paul Rosi (batterie). Disons que Victor et moi, nous composons, écrivons et chantons les chansons mais les trois autres apportent leur « touche » sur scène et en studio

Lors de Premier Dimanche aux Champs Libres, tu officialisais l’existence de Her, de façon plus ou moins informelle. Pourtant, sur le net, aucun visuel, aucun morceau. Pourquoi autant de mystère autour de Her ?

Nous souhaitions faire mûrir le projet. Avec l’expérience, nous savons comment nous voulons présenter les choses et nous souhaitions prendre le temps de bien présenter le projet au public. C’est pour cette raison que Quite Like ne sort que quelques jours avant notre premier concert.

Justement, peux-tu nous présenter Quite Like? Qu’est ce qu’il évoque pour vous ? Pourquoi avoir choisi ce titre pour dévoiler le projet Her ?

Quite Like parle justement d’elles, des femmes. C’est une description du corps d’une femme dans les moindres détails. On l’a choisit car elle incarne vraiment bien le nom du groupe, le choix s’est donc fait assez naturellement.

 

En attendant d’entendre plus de chansons, peux-tu nous présenter la musique de Her ?

Her est un mix d’influences très Soul car nous sommes fans de musique noire américaine. Par exemple, nous aimons beaucoup Shuggie Otis ou Frank Ocean qui arrive à créer une musique très moderne et pourtant fortement influencé de classiques noirs-américains. Nous souhaitions aussi aller dans cette direction : marier des influences classiques avec des sons modernes tout en restant pop. Si nous devions nous mettre une étiquette, Her serait Soul Pop mais nous sommes sous l’influence de pleins d’univers différents. Par exemple, en ce moment, nous écoutons en boucle le dernier Kendrick Lamar que nous adorons et ce n’est pour ça que nous allons faire du hip-hop ensuite (rires).

Le nom Her est il un clin d’œil à Her le film de Spike Jonze ?

Pas du tout. C’est une référence aux femmes… à « elle » (rires). C’est toujours difficile de trouver le bon nom. Nous pensons que Her, en trois lettres, synthétise notre univers. Nos textes sont très intimes et parlent beaucoup « d’elles », de nos expériences personnelles, qui peuvent être différentes entre Victor et moi, avec les femmes et les textes correspondent plutôt bien à une musique sensuelle, charnelle, très épurée…

Très soul, finalement ?

Soul… charnelle… sexuelle (rires). C’est des thèmes qui reviennent souvent dans la musique soul mais nous abordons beaucoup d’autres thèmes qui nous sont chers. Nous donnons beaucoup d’importance aux textes ce qui n’est pas toujours le cas des groupes qui chantent en anglais.

En quoi est-ce important pour vous de chanter en anglais ?

De mon côté, j’ai vécu aux Etats-Unis pendant un an où j’ai beaucoup écouté de musique noire américaine. Victor, lui, est né en Allemagne mais nous avons toujours aimé parler et chanter en anglais. C’est très important pour nous d’incarner les textes et donner du sens aux paroles.

A quelques jours de votre premier concert dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Nous avons une certaine pression puisque nous savons que nous sommes attendus mais d’un autre côté, nous sommes impatients de dévoiler au public nos morceaux et cela nous fait plaisir de jouer à l’ubu qui est la salle où nous avons fait nos premières armes.

Vous aviez besoin de prendre votre temps pour murir ce projet ?

Nous avons toujours continué à écrire des chansons mais nous faisons aussi tout nous même, avec Mitch notre ingé son, car nous voulons que le son corresponde à l’énergie que nous souhaitons transmettre. Nous avons enregistré une vingtaine de titres jusqu’à présent.

En studio, vous conservez toujours cette envie de travailler la texture des sons, de rechercher de nouvelles sonorités ?

Oui, c’est important pour nous. Et en live aussi. Nous n’aimons pas, par exemple, la tendance actuelle, surtout dans la pop, de multiplier les samples et les bandes qui tournent derrière le groupe. Nous enregistrons tous nos titres en « live », ce qui nous permet de capter une énergie de groupe et sur scène, il n’y aura aussi que nos cinq instruments. Nous aimons prendre le risque de nous planter mais avoir la liberté de faire un concert différent à chaque fois

Après ce premier concert, c’est quoi le programme ?

Nous allons continuer à sortir des titres et nous espérons faire pleins de concerts. Nous avons pleins d’idées pour Her mais nous n’allons pas toutes les dévoiler en même temps. Finalement, nous aimons garder un peu de mystère.

Her; Premier concert le Jeudi 9 Avril à l’Abu pour la Red Bull Music Academy

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