Feu! Chatterton

 

Porté par un buzz mérité, Feu! Chatterton est la révélation scène 2014. Retour sur le concert du 15 novembre dernier dans un Ubu complet serré.

 

Feu! Chatterton

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Dès le début du concert et la reprise planante Je t’ai toujours aimée de Dominique A, Feu! Chatterton impressionne par sa maturité sur scène. Arthur, chanteur expressif, dandy à fine moustache et costume trois pièces, aimante tous les regards. Dans ses yeux ronds brillent tour à tour l’innocence, la malice et la rage d’un garçon habité corps et âme par son spokenword cultivé.
A plusieurs reprises, l’Ubu en tremble d’émotions avec le spleen d’A l’aube ou la déchirante Cote concorde inspirée par le naufrage du Concordia.
Mais Feu! Chatterton ne se résume pas à son charismatique chanteur et ses textes gouailleurs. Les musiciens s’éclatent aussi avec des mélodies soignées, inspirées d’électro (La Malinche) ou de jazz (La mort dans la pinède) pour un rock littéraire de haut niveau.
A la fin du concert, court mais généreux (deux rappels et une reprise francisée de Concrete Jungle de Bob Marley), l’Ubu reprend ses esprits, ravi non pas d’avoir approché un « groupe qui buzze » mais d’avoir pu constater en 2014 que la flamme du rock poétique (feu Noir Dés, feu Bashung, feu Ferré) brûle encore.
 
 

 
 

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