Festival Photoreporter

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Avec 80 000 spectateurs par édition, le festival Photoreporter est devenu un événement incontournable de la baie de Saint-Brieuc. Rencontre avec son président Alexandre Solacolu.

Quelle est l’identité du festival?
Sur le fond, ce qui nous intéresse c’est le photographe et l’histoire qu’il va raconter. Sur la forme on est un festival populaire et c’est pour cette raison que l’événement est et restera gratuit.

En plus des  3 semaines d’exposition le festival est aussi producteur. Comment se déroule la production?
Nous n’exposons que des reportages inédits. Parmi les propositions de reportages que nous recevons, nous en produisons une dizaine dont nous avons l’exclusivité en première diffusion. Le photographe peut ensuite revendre son sujet à des magazines.

Quel a été l’apport du nouveau directeur artistique Marc Prust?
Marc nous a permit d’optimiser la narration des reportages.  Nous avons voulu montrer que la frontière est tenue entre la photo plasticienne et la photo d’information en développant un concept de « photographie non fictionnel », c’est-à-dire qui raconte une histoire réelle mais plus dans l’évocation émotionnelle que l’information pure.

Le festival est financé en partie par un fonds de dotation. Pourquoi?
Nous avons voulu créer un outil pour trouver de nouvelles ressources aux photographes. Je pense que la presse s’épuise à ne pas mettre assez d’argent dans  du contenu de qualité.

Le festival a connu des difficultés financières. Est-ce du à ce nouveau type de financement?
Les difficultés ne sont pas dues à nos partenaires mais à nos process qui n’étaient pas encore optimisés. Les premières années on a fait des investissements qu’on ne fait plus maintenant. Après 3 années, nous sommes meilleurs dans l’utilisation de nos moyens, nous avons divisé par 2 le budget public et tous les photographes ont été payés dans les temps cette année.

Comment envisagez-vous l’avenir du festival?
Nous resterons un « laboratoire d’expérimentation » avec une échelle raisonnable. Nous  souhaitons développer  de nouveaux moyens de diffusion pour sortir la photographie des lieux d’expositions traditionnels.

 

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