COLLECTIF BAJOUR – L’avenir est à eux

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Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils débordent d’envies : la bande de Bajour débarque au festival Mettre en scène et dévoile une première pièce collective.

Bajour, c’est quoi ? C’est qui ? Bajour est un collectif créé fin 2015 par neuf jeunes artistes, moyenne d’âge 25 ans, tous issus de la promo 8, la promotion 2015, de l’école du TNB. « Bajour s’est fondé sur un désir concret de travailler ensemble et d’inventer notre propre langage en dehors de l’école » expliquent-ils. Le premier spectacle qui en émerge est pourtant, paradoxalement, un « seul en scène » : A mes amours d’Adèle Zouane, récit autobiographique de ses relations amoureuses, de son enfance à aujourd’hui et que certains ont pu découvrir à Mythos. « L’idée est que chaque membre puisse proposer un projet et faire appel ou non à d’autres membres du collectif ou de l’extérieur sans être obligé d’être neuf à chaque fois » retient Leslie Bernard, membre fondateur.

 

C’est quoi quelqu’un qui part ?  

 

Mais pour le festival Mettre en scène, Bajour est au complet et dévoile Un homme qui fume c’est plus sain, une pièce mise en scène par Leslie. L’histoire ? Sept frères et sœurs se retrouvent aux obsèques de leur père après s’être perdus de vue. « J’avais envie de travailler sur la famille, sur les non-dits et le retour après un conflit » explique Leslie. « Le sujet c’est aussi : c’est quoi quelqu’un qui part et ceux qui restent ? » complète Mathias acteur du collectif. Un sujet universel et inépuisable. Un grand classique. Leslie cite Retour à Reims de Didier Eribon, Antoine Bloyé de Paul Nizan, La misère du monde de Bourdieu ou les textes de Jean Luc Lagarce dont Juste la fin du monde a été adapté au cinéma par Xavier Dolan.
Mais si la metteuse en scène souhaitait ne pas se cantonner au réalisme, insuffler de la tragédie et travailler le temps qui passe avec des flash-backs, Un homme qui fume… est surtout le manifeste d’une « écriture Bajour » : « Leslie a écrit des canevas de scène sur lesquels on a improvisé. Puis elle a réécrit en fonction de nos propositions. C’était un échange permanent » raconte Mathias. Et Leslie de compléter : « J’aimais l’idée de monter une pièce chorale avec, de temps en temps, des solitudes qui se révèlent et c’est le groupe qui a créé ça ». Un homme qui fume… devrait aussi révéler un collectif à suivre.

Où ? Quand ?
Un homme qui… : du 2 au 5 nov Théâtre de la paillette – Rennes
A mes amours : le 28 sept Théâtre de L’Aire Libre – St Jacques de la lande 

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