CASEY – Egale à elle même

Casey-(c)-Edwige-Hamben-2

 

L’hypersensible rappeuse Casey, auteure de Tragédie d’une trajectoire et Libérez la bête, est de retour en 2017. Pataquès a tenté d’en savoir un peu plus.

Ton nouvel album a été repoussé. Peux-tu nous en parler? A-t-il une date de sortie ?
Il n’a pas encore de date. Je suis en train de le ter- miner. Je bosse dessus et je peux pas trop en parler. Les thèmes restent les mêmes : inégalité, injustice, racisme. La société n’a pas vraiment changé.

Pour 2017, il est aussi prévu que tu rebosses en avec le guitariste Marc Sens. Peux tu nous en dire un peu plus ?
On a un projet avec Marc et deux autres musiciens qui s’appelle Ausgang mais on ne sait pas encore quand ça va aboutir. J’ai plusieurs projets en gestation pour 2017, des choses qui trainent à gauche, à droite et que je fais petit à petit.

Tes textes sont puissants. On parle souvent de leur noirceur et de leur colère. Pourquoi n’évoque- t-on jamais ton ironie ou ton humour?
C’est toujours une perception des autres mais je ne suis pas spécialement en colère. Je ne suis pas la mieux placée pour répondre à cette question. Je me fous de comment je suis perçue et du regard des autres. Dans la mesure où je n’ai pas de contrôle la dessus, ce n’est pas mon soucis.

Dans Chez moi, tu cites Frantz Fanon et Aimé Césaire parmi tes influences…
C’est pas vraiment des influences. J’ai du le dire deux fois en interview et depuis on me casse les couilles avec. C’est deux auteurs martiniquais et je viens de Martinique, donc c’est deux auteurs importants pour moi mais c’est des lectures parmi d’autres. Je n’ai pas l’impression d’avoir des influences littéraires fortes et puissantes.

Tes textes sont forts. Ils ont aussi une portée importante…
Je ne sais pas comment mes textes sont perçus. Positif ou négatif, ce n’est pas mon problème. Mon soucis c’est de faire ce que je peux. Pour moi, faire de la musique, c’est purement égoïste. C’est que pour ma gueule (rires). Après si ça plait à des gens, bien sûr que je suis touchée. La reconnaissance c’est gratifiant mais ce n’est pas après ça que je cours. Mon prochain album je le fais pour que ça me parle, pour que ça me ressemble. Je peux pas écrire un texte en pensant à la réaction des gens. Quand je suis face à ma feuille, je suis seule.

 

Où ? Quand ?
le 20 janvier Ubu – Rennes

 

Articles en lien

Archives

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux