Camp Claude – Le piège irrésistible

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Avec Camp Claude, sa production sensuelle, sa mélancolie solaire et sa chanteuse magnétique, le buzz, mot si galvaudé, a les hormones en ébullition.

En début du morceau Trap, une voix suave chantant « I won’t fall in your trap » : il ne nous en aura pas fallu beaucoup plus pour tomber dans le piège Camp Claude.
L’histoire du groupe débute en 2013 avec la rencontre de la photographe-réalisatrice Diane Sagnier et le duo Tristesse Contemporaine (Mike Giffts et Léo Hellden) pour un clip qui ne se fera finalement pas. « Mais ils ont vu quelques morceaux folk que j’avais postés sur le net et m’ont invitée à venir chanter dans leur studio » raconte Diane.

Au cinéma, Camp Claude serait réalisé par Wes Anderson et Gregg Arakier 

« Sans trop se poser de question », le trio se crée un univers sans frontière (Léo est suédois, Mike britannique et Diane franco-américaine) influencé par les sons eighties pour eux et le rock nineties pour elle, c’est à dire l’adolescence de chacun. Diane confirme ce côté éternels adolescents : « On est parti sur cette énergie là. Cette impression de ne pas rentrer dans les cases de la vie d’adulte, de ne jamais vouloir être vieux dans sa tête ». Résultat ? Des morceaux insouciants et sensuels, mélange d’électro pop alanguie et de grunge sexy, baigné dans une certaine mélancolie solaire. Selon Diane, si Camp Claude était un film il serait réalisé par Wes Anderson (La famille Tenenbaum) et Gregg Araki (Kaboom). Le premier pour « sa façon de voir de la beauté dans les choses les plus simples » et le second pour « le côté absurde et rock de son univers ».
Diane a d’ailleurs tout d’une héroïne arakienne : coupe grunge, mèche blonde, démarche féline et look badass. De quoi alimenter certains fantasmes : « On m’a déjà dit, genre, je fais l’amour au micro mais ce n’est pas DU TOUT ce à quoi je pense quand je chante » dit-elle dans un éclat de rire. Avec la colonie de vacances Camp Claude et Swim- ming Lessons, leur premier album, Diane reconnait avoir appris à accepter son personnage : « Avant j’étais toujours cachée derrière une caméra. Il a fallu que je fasse la part des choses entre l’image très sensuelle que les gens me donnaient et mon côté rock et rough, un peu garçon manqué». Et depuis, Diane « s’éclate avec les garçons dans des concerts foufous ». Sûr que novembre n’aura jamais autant la saveur de l’été.

Où ? Quand ?
Le 16 novembre – Ubu – Rennes 

 

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