BLAZE, un nouveau nom dans le rock à plume

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Initié par Nicolas Réggiani et le Ministère magouille autour de textes d’auteurs, Blaze a « envie de réconcilier les vieux cons avec les jeunes cons ». Explications.

Fruit d’une amitié vieille de dix ans, Blaze est surtout la rencontre fusionnelle de deux univers  : d’un côté la chanson française de Nicolas Reggiani et de l’autre, le Ministère Magouille « rock à dérision incontrôlée » du , connus depuis 1997 pour leurs concerts loufoques et parodiques. « On fonctionne comme un vrai groupe. Personne ne voulait Nicolas Reggiani accompagné par le ministère magouille d’où un blaze commun » s’amuse Nicolas, le comédien-chanteur. C’est lui qui apporte toute la matière textuelle qu’il pioche dans le répertoire d’auteurs contemporains ou pas (pêle-mêle : Baudelaire, Aragon, Desproges, Noëlle Renaude, Gribouille,  …) et sur laquelle le Ministère vient tricoter un rock plus posé qu’à l’accoutumée. « Nous sommes au service des textes et d’une parole donnée » explique Nicolas, s’avouant, lui, « incapable de chanter une chanson sans la ressentir à 100 % ». La scène en est la preuve.

Dans ses veines coule le sang Reggiani (fils de Stephan, petit fils de Serge) mais lorsqu’on le voit chanter, on ne peut s’empêcher de penser à Jacques Higelin : le même dandysme reptilien, le même amour de la langue française, la même prise de risque, la même folie aussi. « Je suis un cascadeur de l’âme, dit-il, j’aime me mettre en danger sur scène ». Les musiciens du ministère, plus sur la retenue, seraientils
alors ses gardes fous ? « Je suis plus déjanté et eux plus sages que d’habitude» reconnaît-il, « mais j’aime qu’avec Blaze, ils puissent prouver que derrière les déconneurs ils sont avant tout d’excellents musiciens ».

« Notre langue est bien foutue pour exprimer les émotions humaines »

Tous ensemble, ils mettent en scène un « rock à plume » détonnant et ambitieux dans ce qu’il transmet  : «  Nous sommes une antenne. Notre langue est tarabiscotée mais bien foutue pour exprimer les émotions humaines et selon moi, l’humanité se transmet de bouche à oreille. Je me confie la responsabilité de partager ses sensations » conclue Nicolas.
Prochaine dose d’humanité à prendre au festival du Schmoul.

Le 30 janvier, Festival du Schmoul
(Bain-de-Bretagne)

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