Bilan du festival Au pont du rock 2016

 

Pour seconde année consécutive, et on espère qu’il y en aura d’autres, Pataquès est allé faire un tour du côté de Malestroit pour la 26eme édition du festival Au pont du rock. Après deux jours de concerts dans la joie et la bonne humeur, il est temps de faire le bilan.

Au pont du rock 2016 : le bilan

 

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Feu ! Chatterton ©Pataquès

 

Pour débuter, parlons chiffres. Le premier bilan du festival est positif puisque Au pont du rock a dépassé la barre des 20 000 spectateurs dont 12 000 le samedi. Une fréquentation en dessous de l’année dernière mais satisfaisante pour les organisateurs qui faisaient face à la concurrence de deux autres festivals dans la région, le Binic folks blues festival et Les escales à Saint Nazaire.

Deuxième passage obligé d’un report complet : la météo. Comment était la météo cette année ? Elle était bonne. Un ciel clément, avec quelques ondées rafraîchissantes essuyées dans la soirée de samedi mais rien de bien méchant. Dans l’ensemble du week end, il a fait beau même chaud. Très chaud et la bière Lancelot à couler à flot… mais nous n’étions pas là que pour ça. Qu’en est il des concerts ?

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Chouette ©Pataquès

C’est le groupe Chouette qui avait la tâche ingrate de lancer le festival à 19h dès l’arrivée des premiers festivaliers. Et Romain, le chanteur, d’ironiser : « merci d’avoir couru nous voir dès l’ouvertures des portes, ça fait plaisir ». Mais si le chapiteau de la scène tigre n’affiche pas encore complet, il se remplit doucement de curieux et de passionnés de rock indé de qualité car Chouette, c’est chouette (elle était facile, on sait!). Les trois gars et la fille (Marie de The 1969 club à la basse), ont proposé un set sympathique, décontracté et ensoleillé à l’image de leurs morceaux rock garage-psyché. Gagnant du tremplin du festival, sûr que le groupe s’en servira pour déployer ses ailes (elle était facile bis, on sait!) car on on va reparler d’eux très prochainement. Si si on vous promet, faites nous confiance.

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The Black Box Revelation ©Pataquès

La suite fût belge avec notre duo flamand préféré, The Black Box Revelation, qu’on n’avait vu sur scène depuis 2010 et leur passage à l’Ubu de Rennes autant dire une éternité tant on adore leur rock teinté de blues qu’on a pu comparé aux Whites Stripes ou aux Blacks Keys. Même si leur troisième album, My Perception, n’est pas aussi surprenant que les deux premiers, Jan Paternoster et Dries Van Dijck restent deux bêtes de scène capable d’électriser le public avec un minimum d’effet. Jan se marre, envoie les solos à la pelle, chahute ses pédales pour faire secouer les têtes pendant que Dries fait claquer ses fûts avec le visage mi-poupin mi-killer. Un set efficace dont le seul bémol est la programmation trop tôt pour vraiment se lâcher. En espérant les revoir bientôt sans avoir à attendre encore six ans.

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NadaSurf ©Pataquès

Puis, Nada Surf est arrivé. La première tête d’affiche du festival qui marquait un grand coup puisque ce concert était leur unique date en Bretagne cette année. « On nous a dit aujourd’hui, qu’on ne venait pas assez en Bretagne. Je crois que c’est un peu vrai » a reconnu Matthew le chanteur et leader du groupe qui s’est fait pardonner par un set, certes un peu sage (mais ils l’ont toujours été), mais satisfaisant pour les nostalgiques.

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Mickey 3D ©Pataquès

On n’en dira pas autant de Mickey 3D qui marquait son grand retour sur scène avec son album Sébolavy. Force est de constater que le groupe a perdu de sa superbe. Ils n’ont jamais été des bout en trains mais quand même. Le groupe semble apathique sur scène et sa musique comme déphasée par rapport à son époque. Comme si Mickey 3D n’avait pas mis à jour son logiciel et revenait nous vendre de la chanson française sous windows 98. Ce n’est pas que ses tubes aient pris de l’âge qui nous gêne, il est toujours plaisant de réentendre Respire, Matador ou Johnny Rep…, le problème c’est les nouvelles chansons qui, avec le même champ lexical, les mêmes petites mélodies, les mêmes tics, paraissant déjà vieilles alors qu’elles n’ont que quelques mois. Notre déception du vendredi soir.

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Rover ©Pataquès

Une heure plus tôt, le géant Rover ne nous a pas déçu. Nous l’avions déjà vu deux fois cette année et on appréhendait la lassitude. Mais pas du tout. Mieux, on pense que sa programmation en début de soirée est plus adéquate à sa musique que les concerts d’après midi comme nous l’avions vu à Art Rock ou à Mythos. Thimotée Régnier a fait frisonner la foule avec sa voix et son rock vintage joué avec un peu plus de hargne que les fois précédentes et continue d’imposer sa carrure dans la paysage musical français. On ne s’en plaindra pas…

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Toybloïd ©Pataquès

Malheureusement, le géant nous a fait manquer le concert de Toybloïd, programmé en même temps sur la petite scène du chapiteau. Du peu qu’on a vu, le trio parisien, composé de Lou (fille de Stephane Sirkis), Madeleine et Pierre affichait une belle énergie (hystérie?) et, façon Glitter rock ou The Runaways, ont fait du chapiteau un chaudron bouillant avec en prime, sur le dernier morceau, le slam de Lou, le tout premier du festival. Le public en redemande.

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Mass Hystéria ©Pataquès

Et côté gros son, le public a été servi avec les vétérans de Mass Hystéria, déjà accueilli à Malestroit à leur début dans les années 90 et très attendu en 2016. Qu’on aime ou pas le métal, Mass Hystéria marque les esprits par sa capacité à haranguer les « furieuses et les furieux » par un set fait de colère, de rage, de politique (clin d’oeil à Porcherie des Bérus) et de tubes, Chiens de la casse, Donnez vous la peine, L’enfer des dieux, Plus que du métal…, tous tailler pour soulever la foule. Mouss et ses guitaristes iront jusqu’au cœur de la foule ou la houle en fusion pour interpréter P4 dans un circle pit qui malheureusement se transforma trop rapidement en gros pogo. Mais les rois du métal ont laissé des traces sur les corps et dans les esprits des festivaliers.

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Deluxe ©Pataquès

Le concert de Deluxe sera une nouvelle fois l’occasion de vérifier que l’équipe de Pataquès reste insensible aux fanfarons moustachus. On a beau voir le public jumper, on a beau constater que le concert est rodé, que les chorégraphies sont exécutées avec le sourire, force est de constater que le concert manque terriblement de spontanéité. Pataquès ne parvient pas voir autre chose en Deluxe qu’une bande d’animateurs de Club Med animant la soirée avec leur dernière chorégraphie de l’été, le tout sur une bande son copié/collé/revisité d’un Caravan Palace 2.0. « Si ça vous a plus, n’hésitez pas, revenez moustachus !!! ». La prochaine fois, on passera notre tour sur la moustache.

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The Dizzy Brains ©Pataquès

De spontanéité, les malgaches de The Dizzy Brains n’en manquent jamais. Après les trans, nous étions heureux de pouvoir recroiser nos chouchous si près de chez nous. Le groupe, emmené par un Eddy chaud bouillant, a fait goûter au public de Malestroit leur cocktail malgache fait d’une bonne dose de rock, une mesure de punk, un trait de blues le tout versé sur un fond de contestation avec une tranche de sexe pour la déco. A voir les têtes, sous le chapiteau, c’est le genre de cocktail molotov qui se boit très bien en fin de soirée.

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Thylacine ©Pataquès

De l’autre côté du site, sur la scène grenouille, c’était une tout autre ambiance. Celle magnifique, divine, sublime créée ou explorée par un Thylacine, désormais au sommet de la nouvelle scène electro française. Encore une fois, il parvient à nous emporter ailleurs, sur les rails de son Transiberien, son très bel album sorti en novembre dernier. Combinant électronique et organique (il joue du saxo), William Rezé de son vrai nom, par sa musique immersive, invoque une certaine idée de transcendance. Il fait de chaque morceau, une étape d’un voyage aussi planant qu’enivrant, bien aidé par un art visuel et un mapping tour à tour apaisant ou électrisant. Le public en a pris pleins les yeux et les oreilles avec ce qui est pour nous le meilleur concert du vendredi soir. Qu’importe la destination, lorsque le voyage est beau ? Avec Thylacine la nuit était belle et nous ne voulions pas aller dormir.

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Zoufris maracas ©Pataquès

Après quelques bières, une bonne nuit de sommeil et quelques fraises Tagada chipées à l’espace presse, Pataquès entame la seconde journée la fleur au fusil avec le concert de Zoufris Maracas. « « Ah réveillez-vous, on est tous dedans, on est tous perdants. Ah réveillez-vous, on va tous crever, on peut bien rêver » chante Vincent Sanchez, chef de file des Zoufris Maracas dont la devise « la médiocrité est le début de l’excellence » décomplexe et revigore les esprits désenchantés d’une France d’en bas désabusée (Les Zoufris Maracas viennent du chômage et du métro, pas de The Voice). Militant sans être moralisateur (quoique), le groupe cultive sur scène un certain goût pour l’engagement solaire. Avoir des idées, d’accord mais avec le sourire c’est mieux ! Il y a du soleil dans leur concert, des sourires, de la complicité et du voyage avec leurs rythmes tour à tour latinos, manouches ou africains… Un set joyeux qui fait du bien autant au moral qu’aux gambettes quoiqu’en pensent les râleurs aigris… A ce propos, un concert de Zoufris Maracas est déconseillé aux défenseurs du projet d’E.P.R de Flamanville, Vincent s’acharnant, régulièrement, à rappeler le rassemblement anti-projet en octobre.

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The Inspector Cluzo ©Pataquès

« Ça va peut être vous choquer mais on joue en live ce soir. On est surpris de voir que de plus en plus de groupes jouent en playback. On a joué aux Eurokéennes et beaucoup de groupes jouaient en playback. Ils appellent ça des tracks mais en fait c’est du playback. Nous on joue en live. Vous voyez si j’arrête de jouer de la guitare, la guitare s’arrête. C’est dingue » déclare Laurent Lacrouts, chanteur et guitariste de The Inspector Cluzo, le groupe qui érige bien haut les valeurs d’un rock à l’ancienne. Pour eux, les concerts sont une profession de foi. On pourrait aussi parler de profession de foie puisque les deux compères sont, quand ils ne sont pas sur scène, éleveurs d’oies en pays gascons. Il paraît que leurs produits fermiers bio sont vendus au merchandising à côté de leurs disques mais nous n’avons pas été vérifié. On s’est contenté de prendre une bonne claque avec leur concert. Si le premier morceau est calé, Laurent nous avait prévenu, le reste du concert sera improvisé avec le public, sans setlist. Et dieu que ce fût bon de sentir vibrer nos oreilles à l’écoute d’autant de spontanéité. Du pur plaisir ! Les rockfarmers (titre de leur dernier album) déroulent avec une facilité déconcertante un blues-rock fiévreux et teigneux. Sans chichi et avec élégance. Le genre de rock sauvage qui a pu séduire Vance Powell, le producteur de Jack White, qui a produit leur dernier album, « presque gratuitement » déclare à la foule, le chanteur aux faux airs de Bouli Lanners. A la fin, alors que la batterie est démembrée, Laurent lancera : « On nous fait signe d’arrêter mais on aurait pu, on aurait aimer continuer longtemps comme ça ». Nous aussi. The Inspector Cluzo est sans aucun doute notre coup de cœur 2016.

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The Sunvizors ©Pataquès

The Sunvizors, que certains ont pu découvrir au dernier Quartiers d’été, prouvaient eux, qu’ils étaient ce qui se fait de mieux aujourd’hui en reggae avec City Kay. Si le combo peut compter sur des compos efficaces, combinant influences urbaines et sonorités reggae, diluées dans le trip-hop, The Sunvizors doit aussi beaucoup au charisme de Jamika Ajalon et sa voix rocailleuse à faire palpiter n’importe quelle cage thoracique. Du bon sous le chapiteau !

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Big Flo et Oli ©Pataquès

Pour se restaurer, on a profité du concert de Big Flo et Oli, les poids plumes par le corps mais poids lourds de la scène rap actuelle. Au vu  des ventes en tout cas. Question musique on vous laissera juger. Mais les frangins ont su ravir leur cœur de cible : les jeunes. Preuve que le festival de Malestroit sait et tient à faire le pont entre les générations.

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Feu ! Chatterton ©Pataquès

En deux ans, les parisiens de Feu!Chatterton sont passés des bars (souvenirs La Trinquette à Rennes pour les Bars en Trans) aux grandes scènes des festivals. Ils sont devenus, non plus le groupe à suivre, mais les dignes représentants d’un rock littéraire exigeant et populaire. Sur scène, les cinq gars ont su trouver leurs marques pour adapter leur set aux festivals et séduire les plus grandes foules. De Ophélie à La Malinche et Boeing en passant par La mort dans la pinède, Fous à lier et le toujours déchirant Côte Concorde, Arthur, plus charismatique que jamais, pieds nus dans ses mocassins, dandy parmi les dandys, réalise une grande performance devant un public subjugué tandis que ses compères font preuve d’une belle énergie et d’une grande complicité. A Malestroit, Feu ! Chatterton n’était pour nous qu’une confirmation de leur très grand talent.

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JC Satan ©Pataquès

A l’autre bout du festival, les énergumènes de J.C Satan, eux, sonnaient le glas des bouchons d’oreilles. On en est certains, c’est grâce à des groupes comme J.C Satan que les O.R.L se frottent les mains et peuvent payer de longues études secondaires à leurs enfants… même si on doit reconnaître que le son était moins strident que à Art Rock. D’après nos infos, un travail a été fait pour que le son de la scène grenouille et du chapiteau, qui jouent en même temps, ne se chevauchent pas comme l’année dernière. Reste que JC Satan, c’est ce qui se fait de mieux catégorie rock bruitiste à faire chialer n’importe quel fan de Christophe Maé. JC Satan c’est du gros son garage saturé mais pas que… c’est aussi des sourires, du nihilisme réconfortant, des tatouages, des chansons abrasives, du sexy (on est toujours sous le charme de Paula et Ali, respectivement chanteuse et bassiste), de la complicité évidente (« cette chanson s’appelle Va te faire foutre, Arthur », crie Paula. Le chanteur-guitariste a apprécié) et du whisky à boire au goulot. Arthur fera d’ailleurs circulé la bouteille dans le public avant que la sécu la récupère car le verre est interdit sur le site : « on m’avait dit que les bretons aimaient boire mais je n’ai jamais vu une bouteille revenir aussi vite » lance Arthur en provocation et la sécu de se faire lyncher par le public surexcité. « La prochaine fois, on pensera aussi à donner un micro à tout le monde pour que chacun puisse s’exprimer » sourit le guitariste dans sa moustache avant de poursuivre le concert pied au plancher. Que ce fût bon ! Un set intense qui laisse perplexe de plaisir. Messieurs, Dames de JC Satan, nos acouphènes vous saluent bien bas !

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Hubert Félix Thiéfaine ©Pataquès

Hubert Félix Thiéfaine était ensuite la vraie première tête d’affiche de la grande scène. L’homme en noir, comme auréolé de sagesse, a offert un concert généreux devant un public désormais intergénérationnel. Accompagné sur scène par son fils Lucas, coréalisateur de son dernier album Stratégie de l’inespoir, Thiéfaine enchaine ses classiques et quelques nouveautés avec élégance et gravité. Des rumeurs voudraient que ce soit sa dernière tournée. Au vu de ce concert, on ne peut l’imaginer.

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Gogol Bordello ©Pataquès

Après la grande messe Thiéfaine, il fallait bien un peu de bordel pour se relancer. Le changement est brutal mais pas désagréable. Hutz et ses musicos déglingués, balancent leur punk à la sauce gypsy. Ça saute, ça remue, ça danse. Un cocktail explosif, rodé sur les routes des festivals du monde entier. Question expérience, on ne pas être plus proche d’une balade énergisante et bordélique d’un film de Kusturica ! Ce qui n’est pas rien.

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Aaron ©Pataquès

Aaron a coupé la nuit. Le groupe nous facilite la tâche du report car leur très bon et dernier album porte bien son nom : we cut the night. Simon, le chanteur, dans une interview parue dans Pataquès #5, nous avait prévenu : « Avec notre musique on veut couper le silence et la solitude de la nuit. Un concert n’est rien d’autre qu’un moment de silence que nous coupons tous ensemble ». Et effectivement, la nuit a été coupé en toute beauté. Le duo a revêtu son blouson noir pour une ballade nocturne envoutante et a su prouver (c’était la première fois que nous les voyons sur scène) qu’il était aussi à l’aise sur scène qu’en studio. Accompagné d’un batteur et d’un bassiste ou simplement en duo sur certains titres, Aaron s’est fait tour à tour planant, mélancolique et survolté. Enchainant les pépites, Aaron a surtout réarrangé ses précédentes morceaux, dont l’incontournable U-Turn Lili, en adéquation avec leur nouvelle direction plus sombre et électro-rock que par le passé pour dévoiler un set homogène que ne renierait pas The Do, pour sa partie électro dansante. Simon et sa voix, un brin éraillée, a su charmer et envoûter le public et surtout, le duo a su partager au public tout son plaisir d’être sur scène. Leur concert fût percutant, énergique et pleins de vie.

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Naïve New Beaters ©Pataquès

Le concert des Naïve New Beaters a débuté sur un pouce vers le bas. Celui de David Boring ou Esteban, le chanteur qui a oublié sa tenue de scène (leurs célèbres comstards , mélange de combinaison et de costard) contrairement à ses potes Martin Luther B.B King et Eurobélix, respectivement guitariste et clavier du trio, qui est désormais accompagné de deux jeunes musiciennes à la basse et à la batterie. Cet oubli de tenue leur permettra d’introduire l’un de leur tube : Shit Happens. Quant à la suite ? Sans surprise (pour ceux qui les connaissent, les autres ont dû se poser quelques questions…), les NNB ont offert une performance mi-hip, mi-pop, mi-déjantée comme ils les aiment. Un peu de dérision dans un monde de rock ne fait pas de mal. Fait même beaucoup de bien. Mais comme on les avait déjà vu à Beauregard on a fait un saut sous le chapiteau pour profiter des Not Scientist né sur les cendres du groupe Uncommonmenfrommars. C’est sûr c’est moins déconnnant que les NNB mais pas non plus dégueulasse rayon punk-rock. De quoi prendre une bonne dose de guitare avant de se laisser happer par les brumes électro de Rone en clôture du festival. Allez promis on y reviendra l’année prochaine.

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