ANNE PACÉO – Birth and Rebirth d’une batteuse

Anne-pacéo-(c)-sylvain-gripoix

Batteuse reconnue, artiste de l’année aux dernières victoires de la musique Jazz, Anne Pacéo nous invite dans son cercle intime avec son très bel album Circles.

Selon Anne Pacéo, sa passion pour la batterie vient de sa petite enfance en Côtes d’Ivoire : « Mes pa- rents y étaient profs. Nous habitions à côté d’une maison de percussionnistes qui répétaient du matin au soir. De manière inconsciente, ils m’ont influencé » sourit-elle. Arrivée à Paris à l’âge 10 ans, c’est en- suite le jazz qui la passionne. A sa sortie du Conser- vatoire National Supérieur de Paris dix ans plus tard, la batteuse enchaine les collaborations prestigieuses (Christian Escoudé, Rhoda Scoot, Michel Legrand…) et multiplie les projets personnels avec ses groupes Triphase et Yokaï. « Depuis toute petite j’entend des mélodies et c’est la première chose qui vient quand je compose. Ma musique est toujours inspirée par des émotions que ce soit une rencontre, un tableau ou une aurore boréale… » analyse Anne.

La chanson Sunshine, c’est le retour de ma joie de vivre

Mais il y a quatre ans, la musicienne traverse une période tumultueuse sur le plan personnel. « Un flou artistique » qui la pousse à abandonner la composition pour ne se consacrer qu’à son rôle d’accompagnatrice. D’abord avec Mélissa Laveaux puis avec Jeanne Added. Ces deux expériences lui permettent de découvrir des univers plus pop et marquent pour la musicienne de nouvelles envies. Elle s’entoure de nouveaux musiciens pour créer en 2015 Circles, un disque sous forme de journal intime plein de lumière mais teinté d’émotions plus sombres que dans ses précédents albums : « Circles est une renaissance. Pour moi, la vie est un cycle permanent et la chanson Birth and Rebirth est une manière d’ancrer mon évolution dans un nouveau cycle tandis que Sunshine c’est le retour de ma joie de vivre » sou- rit-elle. Une joie de vivre d’autant plus forte que la musicienne remporte une victoire de la musique Jazz. Une récompense forcément flatteuse mais un peu réductrice à l’écoute de Circles clairement sous influence électro pop : « Je ne l’ai jamais envisagé comme un disque de jazz. Les jazzmen peuvent s’y retrouver parce qu’il y a des impros mais on a travaillé les textures, les sons des claviers à la manière d’un disque pop » explique Anne toujours enthousiaste à l’idée d’essayer de nouvelles choses. Alors à quand un disque 100 % pop ? « J’écris beaucoup en ce moment. Peut-être le prochain disque… »

Où ? Quand ?
Le 6 janvier – La Passerelle – Saint-Brieuc

 

Articles en lien

Archives

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux