Abel ferrara – Welcome to New York

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Trash, maudit ou foireux, «Welcome to New York», inspiré de l’affaire DSK, divise mais attire tous les regards. Retour sur deux ans de buzz, de coups de gueule et d’un peu de cinéma.

2012, Abel Ferrara souhaite faire un film sur l’affaire DSK. Peu importe les noms, dit-il, c’est le sujet qui intéresse le sulfureux réalisateur de Bad Lieutenant. Sexe. Argent. Pouvoir. La Sainte trinité de son cinéma. L’Américain annonce que Depardieu et Adjani formeront le couple au cœur de la tourmente.

Vincent Maraval, via Wild Bunch, produit le film mais le sujet sensible et la personnalité de Ferrara, connu pour son addiction à l’héroïne, complique le financement. Aucune chaine française ne participe. Depardieu sauve le film en appelant des «amis » riches pour boucler le budget et divise son salaire par dix.

«Sexe. Argent. Pouvoir.»

Mars 2013, alors que le tournage peut commencer, Adjani, mal à l’aise avec le scénario quitte le navire. Elle est remplacée in extrémis par Jacqueline Bisset et les premières scènes sont enfin tournées à New York devant des médias curieux.

Mai 2013, en plein festival de Cannes, un premier teaser fuite (malencontreusement?) sur le net. On y voit un Gégé, en peignoir, au milieu de scènes d’orgies. Le buzz est relancé mais le film n’est pas terminé. Ferrara et Maraval se disputent sur la durée du film. De 2h45 le film est finalement ramené à 2h05.

Fin 2013, le réalisateur crie au complot et annonce qu’Anne Sinclair ferait tout pour bloquer la sortie du film.

Avril 2014, alors que le film est « boycotté »à Cannes, Maraval bouscule le système de diffusion du cinéma français en annonçant que le film ne sortira pas sur grand écran mais directement en VOD, en même temps que le festival. Le spectateur peut enfin se faire un avis depuis le 14 Mai pour 7 euros.

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